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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 18:01

Musique

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Fuzzy Vox, Time for Action !

 

Ils sont trois, ils connaissent bien leurs classiques, ils ont manifestement beaucoup bossé aussi.

Ça se voit tout de suite. Trois gamins en costards et cravates noires, chemises blanches : The Jam, période « In The City ». Même énergie, même urgence.

 

Il semble qu’ils aient compris l’adage « l’union fait la force ». Ils sont très potes avec d’autres groupes de la même génération dont ils ne manquent pas de mentionner les noms et d’aller les voir en concert: les Burnin Jacks, les Velvet Veins, les Howlin' Jaws, les Whacks, ... 

 

L'Interview "Fuzzy Vox" avec Hugo, Nico, Grégoire

 ça s'écoute là  link

 

Hugo : On est les Fuzzy Vox ! Hugo, à la guitare et au chant. Je termine ma licence d’anglais & allemand à la Fac et je fais mon Master l’année prochaine.

Nico : Nico, à la batterie. Je suis sound designer dans les dessins animés. Je fais les sons: les explosions, les bagarres,…, c’est marrant !

Grégoire : Grégoire, à la basse et au chant. Je suis paysagiste déjà depuis dix ans.

 

Danishout : Quelles sont vos prévisions à long terme?

Hugo : C’est dur d’avoir des prévisions. On est indépendants, ça c’est une chose importante, on fait tout avec nos petites mains. Donc, on ne peut pas très bien savoir où on en sera dans un an. Là, il y a Hollywood qui a choisi notre chanson pour leur dernière publicité, il y a deux, trois mois… On espère qu’il y aura d’autres bonnes nouvelles comme ça. On joue avec les Flamin’Groovies au Trabendo le 12 juin 2014. Il y a plein de super événements qui s’annoncent, il y en a d’autres en construction et on verra, on continue…

 

Danishout : Votre rencontre ?

Hugo : On s’est rencontrés à la « Bonne Ambiance » qui est un Bar tout près du RER de Champigny. C’était autour d’une jam session, on jouait sur un morceau des Sonics. J’ai rencontré Grégoire là-bas, il y a quelques années et il y a deux ans, on a rencontré Nico au même endroit parce qu’ils font des jams toutes les semaines.

 

Danishout : Et les répétitions, ça se passe comment ?

Hugo : Dans l’optimal, on est à deux à trois répés par semaine en temps normal pour que le set soit toujours en place. A côté de ça, en ce moment, on est à un à deux concerts par semaine. Là, il y a le Printemps de Bourges qui arrive la semaine prochaine du 23 au 26 avril donc c’est beaucoup de temps, beaucoup d’investissement… On bosse tous, on y croit à fond quoi… C’est notre priorité.

 

Danishout : Comment vous travaillez la musique ?

Hugo : Alors, je me ramène en répétition avec le squelette, des brouillons de textes et ensuite, on arrange toutes les chansons tous les trois. On décide tous les trois de la structure, l’ordre, les arrangements.

Nico : En gros, il ramène une musique, on la joue. On fait des erreurs qui donnent des trucs cool dans la musique et ça donne un titre final deux mois plus tard.

Grégoire : Le mot d’ordre c’est « on essaye », même les trucs les plus débiles, on essaye.

Hugo : Grégoire et moi, ça fait longtemps qu’on bosse les chœurs et Nico est en train de s’y mettre.

 

Danishout : Votre rencontre avec  Pelle Gunnerfeldt, le producteur de votre Album « ON HEAT »?

Hugo : On cherchait un son qui sonne vraiment « professionnel », on avait plusieurs idées de Producteurs en tête. On avait pensé à Alain Johannes et à deux trois autres qui bossaient avec des supers groupes. Et Pelle a été le premier à répondre. Il aimait bien nos compos, il était très chaud par le projet. Ça s’est fait comme ça à distance, on lui a envoyé nos chansons par mail …

Nico : ça a été assez rapide…

Grégoire : à peine une semaine, ça a été direct ! Il a aimé, il était branché par le projet et voilà ! C’est financièrement que ça a été un petit peu plus compliqué parce que ça coûte de l’argent et comme on fait tout avec nos petites mains, on avait un budget limité. C’est pour ça que sur l’Album, il n’y a que huit chansons. C’était une question de finances.

Hugo : On aurait bien aimé mais on n’avait pas de quoi payer plus de mix de chansons par ce fameux producteur Pelle Gunnerfeldt. Mais on est content. Le prochain album, on fera en sorte d’avoir plus de longueur si on a plus de budget.

 

Danishout :On peut parler des Hives ?

Hugo : Disons que les Hives on aime bien mais on écoute plutôt des trucs plus vieux en général. On est vraiment à fonds dans les années 60-70. Evidemment, on a travaillé avec le producteur des Hives avec qui ça s’est très très bien passé… on nous dit souvent « alors vous êtes les Hives français »… on adore, ils sont cool… je les ai vu plusieurs fois en concert, c’est mortel mais au niveau musical on n’est pas si proches que ça à part le son qui sonne un peu pareil grâce au producteur. On est plus dans un truc des années 60 malgré tout le respect qu’on voue aux Hives évidemment

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Danishout :Vous préférez jouer dans les Festivals ou sur vos propres dates?

Nico : Qu’il y ait beaucoup de monde, que ce soit grand ou petit, si j’ai un retour du Public, c’est gagné. J’ai passé une bonne soirée ! Je préfère vingt personnes qui sautent partout plutôt que deux cents personnes qui te regardent les bras croisés.

Hugo : Après les Festivals, on a fait que des petits… j’aimerais bien essayer… On a fait Univart à Bézier qui était très très cool…

Grégoire : Quand c’est notre Public, c’est super, c’est nos amis aussi c’est très chaleureux et on adore se mêler aux gens, c’est très agréable. Mais j’avoue qu’aller dans un Festival où on ne te connait pas encore, le fait de réussir à soulever la salle, c’est un défi. Je ne dis pas qu’on y arrive toujours mais quand ça se produit, c’est magique ! C’est super jouissif. Il n’y a pas de préférence, c’est deux choses différentes mais les deux kiffes sont là.

 

Danishout : Vous avez le trac ?

Hugo : Je vais aux toilettes cinquante fois avant de monter sur scène… à part ça, j’ai pas peur en général mais juste envie de pisser tout le temps.

Nico : Je suis fatigué avant de monter sur scène, je dors avant. Je pense que c’est une forme de trac et surtout une manière d’économiser mon énergie. J’étais au boulot, j’étais crevé depuis ce matin et là, je suis surexcité, j’attends de monter sur scène, j’attends plus que ça quoi…

Grégoire : Moi c’est l’horreur ! C’est l’horreur, je n’arrive pas à communiquer, je n’arrive pas à recevoir d’informations et je passe mon temps entre les toilettes et les backstages… Je crois que sur des moments vraiment forts où on a la pression comme la « Boule Noire », on se prend quand même dans les bras. Quand on va jouer avec les Flamin’Groovies, c’est un rêve de môme, j’pense que c’est sûr qu’on va se serrer les uns contre les autres avant de monter sur scène mais on n’a pas de cri de guerre.

 


 

Danishout : Le Look des Fuzzy Vox ?

Hugo : J’pense que c’est moi qui ai plus ou moins apporté l’idée des costards. On est des grands fans de Dr Feelgood, des Jam et tous ces groupes qui jouent en costard et pour le nouvel album, on pensait que ce serait marrant d’essayer un nouveau truc, que ça donnait une certaine classe, une identité années 60-70, un peu un hommage à ces vieux groupes qu’on adore. On adore les costards aussi. Bon après c’est un peu chiant quand on fait des tournées et qu’il faut laver les chemises tous les jours. C’est le côté un peu relou. Ou alors il faut s’acheter cinquante chemises d’un coup mais … encore une fois quand on aura les moyens ce sera plus facile.

 

Danishout : Vous pouvez me parler de votre manager Rod ?

Hugo : A la base c’est un ingénieur du son, il voulait se lancer dans le management. Je le connaissais depuis longtemps. Il est venu nous voir jouer « au Disquaire », et ça lui a vachement plu. Il nous a tout de suite proposé de travailler avec nous et on était ultra partant évidemment… Il fait vraiment un travail excellent. Tous les plans c’est plus ou moins lui qui les a trouvés... Il fait vraiment un travail en or alors qu’il n’a même pas fait d’études de management pour être manager.

Nico : Il a le culot qu’il faut, il est crédible et bon... C’est un bon gars.

Grégoire : Et il sait de quoi il parle surtout, il a la culture rock, la crédibilité, le professionnalisme… C’est quelqu’un de très pro qui a du charisme.

 

Danishout : On va finir par Joinville-le-Pont et le « Soul Cat » !

Hugo : Joinville c’est une ville qui ne ressemble à aucune autre. On est très fier de vivre ici. Tous les gens qui n’y habitent pas ne peuvent pas savoir ce que c’est que de vivre ici.

Nico : J’appuie fortement ce que viennent de dire mes collègues. Personnellement, je suis un grand fan de l’Ile Fanac. C’est vraiment très sympa.

Grégoire : Joinville, je t’aime, mère patrie ! C’est une toute petite ville où tout le monde se connaît. C’est la famille, tu connais le boulanger, l’épicier, …, exemple typique, Alex gérant du Bar le « Soul Cat ». Quand on a  voulu sortir notre EP Technicolor, Alex nous a donné une enveloppe avec des sous dedans pour nous aider parce qu’il nous a dit « j’aime ce que vous faites, on est de Joinville et on se soutient ». Génial ! Joinville je t’aime ! C’est là où on a tourné notre Clip « 1789 ». 

 

Merci et bonne Tournée aux Fuzzy Vox !

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Lien soundcloud Fuzzy Vox link

Lien page Facebook Fuzzy Vox link    

Copyright© Jay Danishout Avril 2014

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Published by DANISHOUT - dans Musique
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